SIM’HAT TORAH

CHEMINI ATSERET

SIM’HAT TORAH

Cette fête succède à Souccoth, le 16 du mois de Tichri.

On achève et recommence le cycle annuel de lecture de la Torah, et c’est un jour férié qui se caractérise par ses réjouissances.

Le huitième jour de la fête de Souccoth est appelé Chemini Atseret. Ce jour et Sim’hat Torah sont des jours de fête pendant lesquels tout travail est interdit.

Sim’hat Torah (la joie de la Torah) est l’aboutissement d’un mois qui a enrichi toutes les dimensions de notre être. Nous nous sommes tenus dans la crainte, devant le Roi de l’Univers et nous avons accepté sa Souveraineté. Nous avons reçu Son Pardon et nous avons été purifiés par l’effet de Sa Miséricorde. Nous avons alors éprouvé la joie de l’union avec la Divinité dans l’accomplissement de Ses commandements.

Maintenant c’est avec Sa Torah que nous nous réjouissons. Il est dit que la Torah elle-même se réjouit lorsque nous prenons dans nos bras les rouleaux sacrés et qu’avec eux nous dansons, l’érudit comme l’ignorant ensemble, sans distinction aucune. Et pendant la danse, les rouleaux demeurent dans leur enveloppe de tissu traditionnel, car le temps alors n’est pas à l’étude.

La joie de Sim’hat Torah est bien au-delà de celle que nous pourrions retirer d’une compréhension intellectuelle. Ici encore, nous éprouvons le niveau sublime qu’atteint l’âme juive lorsque tous réunis ne font qu’un.

Extrait du « Dictionnaire Encyclopédique du Judaïsme » – CERF/ROBERT LAFFONT