CHAVOUOTH

Le nom de la fête de Chavouoth (semaines en hébreu) a lieu 7 semaines après la fête de Pessa’h (Pâques). Elle est aussi connue sous le nom de “Pentecôte juive”. En effet, le terme de racine grecque “pentecôte” correspond aux 50 jours situés entre la fête de Pessa’h et celle de Chavouoth. Les 3 fêtes Pessa’h, Chavouoth et Souccoth sont appelées Atseret (assemblée solennelle) et étaient historiquement les 3 occasions annuelles de pèlerinage au Temple de Jérusalem. Pessa’h était symboliquement la “fête des semences”. Chavouoth est appelée “fête des prémices” car les premiers fruits de la récolte étaient alors offerts au Temple à cette date. La principale signification de cette fête selon la tradition rabbinique reste la célébration du don de la Torah au peuple d’Israël.

RELATIONS AVEC L’AGRICULTURE

Dans l’ancien Israël la récolte du nouveau grain durait 7 semaines et était une période joyeuse (Jer. 5:24; Deut. 16:9; Is.9:3). Elle commençait premièrement avec la récolte de l’orge au cours de la Pâque et terminait avec celle du froment à Chavouoth. Cette fête avait donc le statut d’un festival de fermeture de la récolte du grain, tout comme le 8ème jour de Souccoth (fête des cabanes) clôt celle des fruits. Selon Ex. 34:18-26, Chavouoth est le second des trois festivals à célébrer au sanctuaire. Les israélites sont tenus d’y apporter les prémices de la récolte du froment : les “prémices de ton labeur que tu as cultivé dans ton champ”. Il ne s’agit pas d’offrandes prescrites pour la communauté, “mais avec un tribut d’une offrande de ta main en toute liberté… tu te réjouiras devant le Seigneur ton D…, toi et ton fils, et ta fille, (…) le Lévite qui réside dans tes portes, l’étranger, l’orphelin et la veuve” (d’après Deut. 16:9-12). D’après Lev. 23:15-22, il est également fait mention d’une offrande des premiers fruits que toute la communauté doit apporter. Divers sacrifices animaux sont réalisés ainsi que l’offrande de deux miches de pain provenant du grain de la nouvelle récolte. Le travail est interdit à Chavouoth. Moïse, lors de l’ascension du Mont Sinaï, reçut la Torah incluant les dix commandements. Leur caractère éthique et leur dimension sociale leur accorde une portée universelle.

LES DIX COMMANDEMENTS

(Exode 20,1-14)

Elohim dit toutes ces paroles en ces termes : 1 – Je suis l’Eternel ton D. qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison des esclaves; tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi. 2 – Tu ne te feras pas d’idole, ni aucune image de ce qui est dans les cieux en haut, ou de ce qui est sur la terre en bas, ou de ce qui est dans les eaux sous la terre. Tu ne te prosterneras pas devant eux et tu ne les serviras pas.  Car moi, l’Eternel, ton D. je suis un D. jaloux, punissant la faute des pères sur les fils, sur la troisième et sur la quatrième génération, pour ceux qui me haïssent, et faisant grâce jusqu’à la millième pour ceux qui m’aiment et observent mes commandements. 3 – Tu ne prononceras pas en vain le nom de l’Eternel ton D. car l’Eternel n’innocente pas celui qui prononce son nom en vain. 4 – Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier: six jours tu travailleras et tu feras toute ta besogne, mais le septième jour est le chabbat pour l’Eternel ton D. ; tu ne feras aucune besogne, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni ton hôte qui est dans tes portes, car en six jours l’Eternel a fait les cieux et la terre et la mer et tout ce qui est en eux, mais il s’est reposé au septième jour. C’est pourquoi l’Eternel a béni le jour du Chabbat et l’a sanctifié. 5 – Honore ton père et ta mère, afin que se prolongent tes jours sur le sol que te donne l’Eternel ton D. 6 – Tu ne tueras pas. 7 – Tu ne commettras pas d’adultère. 8 – Tu ne voleras pas. 9 – Tu ne déposeras pas de faux-témoignage contre ton prochain. 10 – Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain. Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni tout ce qui est à ton prochain.

 Extrait du « Dictionnaire Encyclopédique du Judaïsme » – CERF/ROBERT LAFFONT